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 Démocratie.

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Ace/Maximilien
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MessageSujet: Démocratie.   Mer 25 Déc 2013 - 17:29

Je sais que ça fait un peu longtemps que je vous ai promis ce topic, et je vous l'offre.
Comme à peu près tout le monde ici le sait, je suis profondément anti-démocrate, assez radicale sur les bords.
L'objet de ce débat sera tendu, puisqu'il repose sur une des grandes bases de notre société : la démocratie.

            La démocratie, a-t-on tendance à le dire, est née à Athènes, dans l'Antiquité - du moins, sous la forme qui correspondrait le plus à notre système démocratique actuelle. La démocratie (Dêmos étant le peuple, Kratos, le pouvoir) se définit par la souveraineté exercée par le peuple, pour les intérêts de l'état - dans le cas de la démocratie athénienne, pour la cité. Remis au goût du jour à partir, notamment, de la IIème République Française, née en 1848 - la première ne l'appliquant que sous une forme réduite -, celle-ci fait désormais partie des institutions de la plupart de nos pays. L'idée de souveraineté nationale s'étant développée, celle-ci se définissant avant tout par la séparation des pouvoirs (exécutifs, législatifs et judiciaires) entre eux, l'idée de démocratie paraissait évidente. Nombreux sont les penseurs à critiquer la démocratie, ou, dans une moindre mesure, nos institutions jugées trop peu démocratiques. Nous nous poserons ici une question essentielle : la démocratie est-elle encore viable, ou est-elle sur le point de s'effondrer ? Ainsi, nous analyserons les arguments avancés par les démocrates, puis poserons des arguments contredisant le système démocrate actuel, afin de nous mener à une ultime interrogation, où de nombreuses pistes de réponse restent ouvertes : si la démocratie n'est pas viable, que mettre en place.



             Aujourd'hui, les démocrates avancent en effet de nombreux arguments. Selon eux, la démocratie est l'unique modèle viable pour notre société. Nous nous attarderons à démontrer que cela n'est pas forcément vrai, à travers l'analyse des trois valeurs républicaines françaises : la liberté, l'égalité, et la fraternité nationale.
       
      La liberté, en elle-même, dépendrait, ce sont les paroles des démocrates, de l'expression du peuple. La liberté de la presse, la liberté de culte, la liberté d'expression, ne pourrait subsister dans un modèle anti-démocrate. Or, il faut se rappeler que ces trois libertés fondamentales, constitutives des libertés d'opinions et des libertés individuelles, ne datent pas d'Athènes ou de la Révolution Française. Ces libertés, bien qu'opprimées lors de nombreuses époques de l'histoire, c'est un fait, ont toujours fait partie intégrante de l'histoire de notre monde.
Pour la liberté de culte, l'on ne s'étonne ainsi pas lorsque la France, l'Espagne ou les Pays-Bas autorisant le protestantisme, tolèrent les pratiques musulmanes et ouvrent leurs portes aux juifs. A cette époque, l'état était certes conditionné par l’Église. Il faut se rappeler qu'en France, la séparation du pouvoir entre l’Église et l'état ne s'est opérée que 1905, sous Aristide Briand. Rappelons également que les États-Unis d'Amérique sont encore un pays non-laïque, où l’Église se mêle encore des affaires de l'état. Sous des nations plus récentes, mais pas forcément démocrates, cette liberté de culte existait également. Que dire de l'Allemagne bismarckienne, qui abritait en son sein-même une cohorte de juifs ? Que dire des Ottomans, empire certes musulman dans sa forme, mais accueillant des populations aux croyances variées ? Que dire encore de l'empire des Hasbourg, qui a toléré toutes les croyances possibles, au point de créer moult subversion au sein de sa base catholique ? La liberté de culte ne dépend donc pas des institutions, démocratiques ou non, mais d'un rapport que l'état dispose avec l’Église.
La liberté de la presse est une liberté fondamentale, dans un état de droit. Elle assure la pluralité des opinions, permettant de disposer d'une diversité des opinions, et non pas d'une machine dont l'information est dictée par une puissance étatique influente. La pluralité des opinions n'est d'ailleurs pas un tenant unique de la démocratie. Il s'agit en effet de la base d'un état aux opinions plurielles, et aux différentes politiques applicables. La frontière avec la démocratie est maigre, mais elle existe. La presse a souvent été libre, d'autrefois, non. Certes, l'exemple de Napoléon Ier nous montre une presse réduite dans un carcan. Mais l'Allemagne Bismarckienne, elle, a su conserver une presse indépendante. Nous étions alors dans un empire, et la presse se permettait de caricaturer violemment l'empereur, en exposant des opinions républicaines. Il en va de même en Russie, où malgré un état incontestablement impérial, le communisme s'y est développé - donnant finalement naissance à l'URSS après les révolutions de 1917. Par ailleurs, dans nos démocraties occidentales, la liberté de la presse est très souvent bafouée. Que dire de la Première Guerre Mondiale et de sa propagande, qui mènera à la fondation du Canard Enchaîné ? Que dire aussi des propagandes que nous subissons aujourd'hui à longueur de journée ? En somme, la liberté de la presse dépend du rapport que l'état exerce avec son peuple. Et lorsque la propagande débute, ce n'est pas signe d'une totalisation d'un état. C'est plutôt un signal, un signal pour indiquer que le peuple se sent déconnecté de cet état-ci.
Quant à la liberté d'expression, rejoignant certes sur certains points la liberté de la presse, elle aussi est encore beaucoup éprouvée aujourd'hui. On le voit avec l'exemple Dieudonné, comme avec d'autres, et l'on emprisonne dans un carcan les idées qui ne plaisent pas à un état souverain. Tout comme la liberté de la presse, la liberté d'opinion dépend de la situation étatique. Dans une situation de paix, où l'état ne court aucun - ou presque aucun - danger, les opinions vont bon train, l'exemple le plus flagrant étant encore l'exemple de la Russie des Tsars, qui laissait se proliférer les idées communistes tant qu'elles ne mettaient pas en cause directement l'empire. Néanmoins, dans la France de Louis XV - que l'on finira même par nommer "Le Soleil Noir" - et de Louis XVI, une France endettée et dans une situation difficile, les libertés d'expression sont coupées, ainsi en ira-t-il pour la propagation des idées des Lumières, avec ses figures de proue, telles Voltaire, Diderot, d'Alembert ou encore Rousseau. Ces grands penseurs auraient pu s'exprimer en toute tranquillité dans la France de Louis XIV, France grande et puissante. Tout dépend ici encore de la situation de la nation, et non pas de ses institutions ni de son modèle.

      Qu'en est-il désormais de l'égalité ? Est-elle mise à pas par l'inexistence de la démocratie ? L'égalité, au sens moderne, pourrait se définir fondamentalement sous deux formes : l'égalité devant la loi, et l'égalité sociale, c'est-à-dire le fait que les Hommes naissent et demeurent égaux.
Ces libertés sont-elles exclusives à nos institutions ?
L'égalité devant la loi paraît comme évidente. Néanmoins, la corruption, lorsqu'elle sévit, vient la contredire. C'est ici, avant toute chose, le problème de la société de classe, abolie en 1789. Les Hommes n'étaient pas jugés de la même façon, un aristocrate ayant plus de chance de sortir épargné d'un procès, tandis que le Tiers-Etats, lui, même en règle, pouvait aisément perdre face à un aristocrate. Non pas que les juges haïssaient le Tiers-Etats, ils en faisaient partie. Ils n'étaient pas sadiques, ils faisaient juste primer les plus puissants. Mais désormais, nous sommes dans un monde similaire. Qu'un Bernard-Henri Lévy, sans aucun talent, échappe à tous ses procès pour plagiat - pour autant qu'un enfant de quatre ans le sait coupable, voler deux pages du livre d'un autre c'est quelque chose - uniquement grâce à sa richesse. Je pourrai citer d'autres noms, mais je ne m'y attarderai pas : vous l'aurez compris, le problème est ici celui de la Lutte des Classes. Les plus riches, les bourgeois, ont tous les droits, face aux prolétaires. Lisez Zola, et intéressez-vous à son déterminisme social : les Hommes ne sont plus égaux devant la loi.
L'égalité sociale se définit par le fait que les Hommes naissent et demeurent égaux. Elle est fondement de notre civilisation contemporaine. Mais est-elle si respectée ? Les héritages des plus fortunés nous montrent que nous. En effet, les plus riches se lèguent leurs richesses entre eux. C'est une nouvelle forme d'aristocratie, qui est née. Admirons aussi les grandes écoles, symbole de la reproduction des élites entre elles. Il est honteux que des écoles d'administration nationale (je citerais l'ENA) soient réservés à la classe sociale bourgeoise dominante. Ce modèle, qui prône l'égalité dès la naissance, est-elle tant respectée aujourd'hui ? La réponse semble être non. Intéressons-nous désormais aux régimes antérieures. Cette abolition des classes, elle n'a pas eu lieu qu'après la Révolution. Il faut regarder des pays comme la Russie, qui avaient déjà aboli cette dite société de classes. Ce n'est donc pas un apport de la Révolution, mais une transition du pouvoir des aristocrates à la bourgeoisie.

     La France, fière de ses symboles républicains, se plait à arborer fièrement le sentiment national. Et c'est vrai : la France est le premier pays unifié autour d'un grand sentiment d'appartenance national. Or, celui-ci ne tient pas de la démocratie. Déjà sous Louis XIV, ce sentiment existait. L'on peut considérer qu'il est inhérent à la France. Remontons à la fondation de la France, soit au baptême de Clovis. La France se sentait déjà cette grande nation, ces peuples, unis et solidaires. Il n'est pas de pays plus uni - et paradoxalement divisé - que la France, et ce, en toute circonstance. C'est une des raisons qui m'ont poussé à frôler par moment le nationalisme et à conserver mon aspect extrêmement patriotique. La base de la France, c'est l'amour de la patrie. Aimer la France, quelle que soit sa race, ses croyances, son physique, ses goûts, c'est déjà être Français. Ce sentiment date d'il y a déjà longtemps. Et les peuples ne rechignent pas, comment expliquer alors l'acceptation globale, malgré de rares protestations, de l'entrée de la Corse en France, sous Louis XV ? Les gens là-bas admiraient la France - certes en conservant leur culture à un certain degré. C'est une nation plurimillénaire, qui, démocratie ou non, est le pays du rayonnement culturel. Le pays des arts, le pays des lettres, le pays de la gaudriole. En somme, nous n'avons pas attendu la sacro-sainte démocratie pour vivre et être Français.


-> Ce n'est pas être anti-révolutionnaire ou royaliste que d'être anti-démocrate. La République n'est pas essentiellement démocratique. Ainsi, les acquis de la révolution sont inattaquables, et je suis moi-même un révolutionnaire. Néanmoins, la France ne commence pas le 14 juillet 1789. Et la démocratie ne promet ni liberté, ni égalité, et n'est pas responsable du sentiment de cohésion national si cher à notre nation.



            Après avoir désacralisé notre modèle démocrate, et démontré qu'il n'était pas le seul modèle viable, je vais vous expliquer pourquoi je me situe moi-même comme un anti-démocrate, et les arguments directement orientés à l'encontre la démocratie moderne. Je développerai mon propos à travers trois points : la critique de la démocratie dite "de marché", la victoire des sophistes, et le problème de la démocratie représentative.  

     Nous vivons dans une démocratie que j'appelle démocratie de marché et d'opinion. Aujourd'hui, la gestion des affaires par le peuple n'est pas assurée. En effet, nous sommes dans un modèle de démocratie à parti. Les deux grands partis sont, en France, l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) et le Parti Socialiste (PS). Il sont suivis de près par le Front National (FN) et le Front de Gauche (FdG). L'accès à la présidentielle, symbole de notre république, ne garantit son élection, en fin de compte, qu'à ceux qui font les plus belles promesses. Cela rejoint mon second point, où je développerai cela plus en détails. Lorsque Nicolas Sarkozy nous promettait beaucoup, les plus naïfs attendaient. Nous avons vu, cinq ans plus tard, la triste vérité. Il en va de même avec François Hollande, qui n'applique que ce qui est le plus facile pour lui - et inutile pour le peuple. Ce sont des gens qui ont été élus grâce à des stratégies d'opinion. C'est-à-dire que ce sont des gens qui vendent leur image, leurs opinions. Pour, au résultat, appliquer des réformes moindres - car bloquées par les parlements européens si elles sont trop gênantes aux élites européennes. Ils vendent, ils ne proposent pas. Le pouvoir électoral de quelqu'un qui a réalisé de grandes études, avec un certain niveau de conscience politique, est le même que le gérant d'un bar, plus facilement manipulable pour des questions d'éducation politique. En tant que Marxiste, la lutte des classes me paraît la conclusion la plus viable pour cet exemple. Mais je conclurai ici sur l'absurdité profonde de cette démocratie. La plupart des gens n'ayant pas fait bac + 5, la majorité l'emportant dans un système démocrate, c'est la naïveté politique, la manipulation des masses, qui l'emporte.
     Et cette manipulation n'est pas menée par n'importe qui. Ce sont ces pseudo-démocrates, qui la mène. Ce sont des sophistes, c'est-à-dire des gens vous manipulant, sachant manier le langage et donner l'impression qu'ils ont raison alors qu'ils ont tort. Les techniques de la rhétorique sophiste furent développées dans l'Antiquité athénienne. Elles servirent avant tout les avocats de l'époque, et les anciens démocrates. Car oui, il est reconnu historiquement que la détérioration de la démocratie athénienne s'explique par l’élection des plus beaux-parleurs. L'on élisait les généraux illustres, qui assouvissaient de plus en plus le peuple. C'étaient les plus munis, les plus riches, les plus éduqués, en l'occurrence, qui dirigeaient. Encore une preuve de l'inégalité de notre système démocrate. Il est alors intéressant de mettre en corrélation l'exemple athénien avec le nôtre. Les députés de l'Assemblée Nationale, et plus largement les politiciens, sont tous des sophistes. Ils connaissent l'art de parler, de persuader, ils savent tous jouer sur les sentiments des gens. De la stratégie verbale qui est de contredire l'autre sans avancer de nouvelles solutions jusqu'au raisonnement de mauvaise foi, tout est bon. Lorsque l'on promet au prolétariat "une augmentation", peu importe à ce dernier : il faut voter pour lui.
     Enfin, admettons le système démocrate : le système de la démocratie représentative est absurde. A l'échelle de la France, la République est possible. Néanmoins, la république démocratique, moins. Il suffit de constater. La république s'organise autour d'un parlement - en France, le Sénat et l'Assemblée Nationale. Les élus de l'Assemblée Nationale française sont les députés. Ils sont élus par mandats. Or, rien de plus absurde. Cela revient en effet à offrir le pouvoir pendant cinq ans à des gens qui ont réalisé les plus belles promesses, sans aucun moyen de les contrôler après coup. Il en va de même pour les présidents de la république. Nous élisons un système "de gauche", ou "de droite", ne signifiant plus grand chose. On peut être de gauche, on peut être de droite. Peut-on sortir de ce cadre ? Non. Car cette démocratie nous enferme dans sa vision. Nous sommes dans un état totalitaire. Bien que nous ayons l'impression que l'opinion soit plurielle, elle se rejoint finalement en tous points. Notre démocratie est le pire des totalitarismes, c'est un totalitarisme qui ne dit pas son nom, un totalitarisme où toutes les opinions se rejoignent, en donnant l'illusion d'une démocratie. Et les dirigeants s'en sortent par le divertissement, assouvissant leur peuple, souhaitant le dé-cultiver de plus en plus, car, comme le disait Erasme de Rotterdam : "Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois".


-> Notre démocratie est donc un des pires régimes imaginables, un régime cauchemardesque. Nous sommes dans un monde où les plus riches s'enrichissent, par le mensonge et la corruption. Nous sommes dans un monde atroce, où l'on nous prétend un état juste et loyal, mais où, en fin de compte, nous n'avons que des riches s'enrichissant sur des pauvres.


           La question à se poser est alors évidente : si la démocratie n'est pas un régime viable, quels autre régimes peuvent être mis en place ? J'aborderai cette question sous deux angles différents. La première étant l'apologie du souverainisme éclairé, l'autre le débat autour d'un régime réellement démocrate.

    Le souverainisme éclairé se définit par la prise de pouvoir d'un Homme, chargé de guider son pays. Elle est souvent associée, à tort, avec la dictature. La dictature se définit aussi par la prise de pouvoir d'un Homme, mais dans l'optique de servir ses intérêts personnels. Le souverainisme éclairé est la prise de pouvoir dans le but d'éclairer son pays. Le modèle servant de base est la République de Venise, menée par un Homme unique et irrévocable, qui a su redonner à sa cité la grandeur qu'était la sienne dans l'Antiquité Romaine. En France, on considère que des rois comme Louis XIV étaient des souverains éclairés. Le modèle n'est pas démocrate, mais il est pourtant la promotion de ce qui fait l'être humain : l'art, la grandeur de son pays, une économie rondement menée. En somme, tout pour faire un monde heureux, sans souci d'un éventuel chômage ou que sais-je encore. Comment régler le chômage dans un modèle démocratique alors que tout le monde débat de détails ? Le souverain éclairé, lui, appliquera une méthode, pas forcément radicale, et chassera la crise. L'histoire nous l'a démontrée. La peur du souverainisme éclairé et du pouvoir unique a été développée par notre système démocrate frauduleux, qui nous vend la démocratie comme la seule alternance possible. Or, le souverainisme emmène à la souveraineté d'état, et, finalement, à la souveraineté nationale tant désirée par les démocrates. Aujourd'hui, elle serait une opposition marquée au libéralisme intégral de l'Union Européenne, qui bloque les lois qui ne la séduisent pas. Étant profondément contre l'idée de l'Union Européenne et souverainiste, je pense que nous n'avons plus le choix, avant que notre nation plurimillénaire ne se fasse engloutir dans l'état de l'Europe fédéraliste.
    Nous pouvons aussi nous intéresser de près aux autres modèles démocrates. Le souverainisme éclairé paraît probablement trop radical à beaucoup. Un modèle intéressant est celui de la démocratie par tirage au sort. Elle est, à mon avis, la seule démocratie légitime. En effet, plus de problème de sophisme et de séduction : tout le monde peut s'exprimer, l'élu étant tiré au sort. La manipulation médiatique engendrée par les chefs d'état dominant n'aurait alors plus lieu. Elle pose cependant le problème des idéologies délirantes. En effet, n'importe qui pourrait se retrouver au pouvoir. A cela, je répondrai qu'il suffit d'organiser la chose, en ne laissant que les idéologies triées sur le volet - en étant tout de même le plus large possible - s'exprimer. Cette idée pourrait par ailleurs aller de paire avec l'idée du putsch démocratique. Cette idée est déjà appliquée dans certains pays comme le Venezuela, actuellement. Elle propose que les mandats soient révocables. C'est-à-dire, en pratique, si au bout de deux ans je souhaite le départ politique de mon président, d'un député, ou que sais-je : je n'ai qu'à le proposer. Si beaucoup de personnes font de même, s'organisera alors un grand vote à ampleur nationale, qui déterminera si la personne doit rester au pouvoir ou pas - et si oui, dans quelle mesure. Ces idées sont là pour créer une véritable démocratie à ampleur nationale.

-> De nouveaux modèles peuvent ainsi être proposés. Qu'il soit celui du souverainisme éclairé ou de nouvelles idées démocrates - ou d'une savante combinaison des deux -, il nous démontre une chose : les modèles pas forcément démocratiques ne sont pas des systèmes monstrueux. L'abolition de notre système démocratique actuel ne rime par ailleurs pas avec l'abolition de la République, loin de là. La république n'est pas forcément démocratique, la république romaine ne l'état originellement pas.



           Ainsi, la démocratie est un modèle qui n'est pas forcément le plus juste, tant dans la liberté que dans l'égalité, et n'est pas responsable du sentiment national. Elle est aussi critiquable, avant tout par les abus qu'elle permet : sophisme, manipulation, mensonge... Elle est à remettre en question dans le fond comme dans la forme. Mais de nombreux modèles, du souverainisme éclairé jusqu'aux nouvelles idées démocratiques, peuvent lui subsister. La véritable question que l'on pourra alors se poser, c'est celle de l'opposition à l'Union Européenne. En effet, cette dernière, comme précédemment évoqué, régit notre patrie, la mettant en danger, avec la complicité de nos démocrates actuels. L'Europe est le monstre à abattre, et la démocratie ne permettra jamais d'en sortir.

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MessageSujet: Re: Démocratie.   Mer 25 Déc 2013 - 19:02

Perso, même si j'ai eu le courage de tout lire, je suis pas assez documenté sur le sujet pour répondre quelque chose d'assez intelligent. x)

Mais on va dire que sur le principe, je suis pour l'idée de la démocratie, à fond. C'est juste que, actuellement, on ne l'applique pas. Le système actuel n'a de démocrate que le nom, c'est une fausse démocratie. Quand on vote, on choisit parmi une liste de personnes. On nous fait donc croire qu'on choisit. Certes, on choisit parmi une liste mais on ne choisit pas cette fameuse liste ! Au final, on vote pour le moins pire et non pour le meilleur.


Merci merci applaudissez *paf*

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MessageSujet: Re: Démocratie.   Mer 25 Déc 2013 - 19:14

C'est justement ce que je démontre, d'une autre façon.

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MessageSujet: Re: Démocratie.   Sam 28 Déc 2013 - 9:46



N'ayant pas ce que l'on appelle communément la connaissance ou le jugement qui en découle, je me contenterai de vous sortir cette caricature, parce que c'est lolulz.
Le souci, c'est parfois qu'il y ait l'idiot du village en même temps que le sage, dans ceux qui détiennent le pouvoir. Je ne suis pas non plus en faveur du censitaire, toutefois.

Si on reste dans la démocratie représentative des masses et non directe au strict sens du terme (too much people on da plaz), on a plus souvent de la stabilité, même si que l'on pourrait parler de monotomie (pas forcément de scission, donc). Cependant, ce n'en est qu'un aspect, et si on observe aujourd'hui une chose, c'est bien les dérives subalternes. Au risque de répéter ce qui a été dit plus tôt, on fait croire au peuple qu'il est souverain, mais au fond, bien que ce soit le "moins mauvais des systèmes", c'est juste pervers. Je ne m'appuie sur aucun exemple concret, certes, alors il sera plus difficile de lui accorder toute validité. Mais ce n'est pas grave. Je ne dis pas que tout est tromperie, démagogue, tunes, ensuite, qu'il n'y ait méprise.

Au fond, on ne répète que la même chose depuis quelques temps.


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MessageSujet: Re: Démocratie.   Sam 28 Déc 2013 - 16:19

Pourquoi ce serait "le moins mauvais des systèmes" ?
Au contraire, c'est à mon sens pire que les régimes totalitaires du début du XXème siècle, vraiment pire.
Je soutiens moi-même l'idée d'un souverain éclairé, où les pouvoirs seraient dirigés dans un homme providentiel.

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MessageSujet: Re: Démocratie.   Sam 28 Déc 2013 - 16:59

Je ne suis pas très cultivée sur ce sujet (et pourtant vu le nombre de décibels atteint lors des infos chez moi, je devrais), donc je m'excuse d'avance si je dis des bêtises, et je suis sûre que j'en dirai.

Par rapport à ce que disait Louis, je pense que les vrais choix sont ceux dont on connait les conséquences. Donc, on ne peut pas vraiment appeler le fait d'élire quelqu'un un "choix". Si les gens commençaient un peu par dire ce qu'ils ont vraiment l'intention d'accomplir, je pense qu'il y aurait beaucoup moins de possibilités, mais ce serait un très grand pas pour l'humanité!

En ce qui concerne l'avis de Rintaro, faire croire, c'est la base de la politique, même quand ça ne s'applique pas à des élections. Confier des pouvoirs et des responsabilités à quelqu'un, c'est bien beau, tu te dis "C'est moi qui ai choisi celui qui aura le pouvoir!" Sauf que quand il l'a enfin, le pouvoir, c'est pas ta petite voix qui va l'empêcher d'en faire ce qu'il veut. Quelque soit le régime politique, quand il s'agit du pouvoir, l'homme devient cruel, c'est sa nature qui pose problème.

Cela n'est pas applicable à tout le monde, j'ose espérer qu'il y a encore des gens bien qui sauront faire changer les choses, mais pour cela il faut faire confiance à la personne au pouvoir, et pour moi, confiance et politique côte à côte, c'est juste une superbe antiphrase.

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MessageSujet: Re: Démocratie.   Sam 28 Déc 2013 - 17:20

C'est pour cela que je défends l'idée du souverainisme éclairé, les gens.

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MessageSujet: Re: Démocratie.   Sam 28 Déc 2013 - 17:44

Mmh que-ce que tu entends par éclairé?

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MessageSujet: Re: Démocratie.   Sam 28 Déc 2013 - 17:45

Ewie Juurya Dove. a écrit:
Mmh que-ce que tu entends par éclairé?
Tu as lu ma dissertation ?

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"Rien n'est juste que ce qui est honnête ; rien n'est utile que ce qui est juste", Maximilien de Robespierre.
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Rintaro
Essayiste de FPL.
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MessageSujet: Re: Démocratie.   Lun 30 Déc 2013 - 5:20

Ace/Maximilien a écrit:
Pourquoi ce serait "le moins mauvais des systèmes" ?
Dans l'idée, pas dans l'application qui en est faite de nos jours. Au même titre que le totalitarisme, ce n'est pas le meilleur, on va dire (euphémisme ?). Quitte à chercher un régime plus vertueux et plus séduisant sur le papier, tiens.

Ewie Juurya Dove a écrit:
Donc, on ne peut pas vraiment appeler le fait d'élire quelqu'un un "choix". Si les gens commençaient un peu par dire ce qu'ils ont vraiment l'intention d'accomplir, je pense qu'il y aurait beaucoup moins de possibilités, mais ce serait un très grand pas pour l'humanité!
On peut dire que c'est un choix imposé. Le problème du peuple, c'est qu'il est divisé et le sera nécessairement, alors il n'y a que des choix sélectifs et de fait, connus de tous, puis continuels. Pour être entendu, il faut acquérir de la notoriété, et ce n'est pas du ressort de tous - c'est peut-être pour cette raison que c'est là un geste limité, puisque ça revient à la même chose : voter pour l'ersatz de l'autre.
Quant aux promesses non tenues, l'intention y est (à titre officiel), mais parfois, la situation n'est pas en leur faveur, car tout est question de circonstances. Il est impossible d'être honnête, ou de tout faire. Mais je suis de ton avis, sinon.

Ewie Juurya Dove a écrit:
ce qui concerne l'avis de Rintaro, faire croire, c'est la base de la politique, même quand ça ne s'applique pas à des élections.
En premier lieu, ça serait de convaincre pour faire croire ensuite. Il faut juste avoir le discours facile, parfois. Là, pour prendre quelque chose de très simple, si on nous dit que le chômage baisse, ça n'implique pas que l'emploi est disponible de nouveau. C'est laisser penser, en somme.



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MessageSujet: Re: Démocratie.   

 

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